De l'impertinence pour dépasser les conformismes et réinvestir la responsabilité

Point de vue ?

De l’impertinence pour dépasser les conformismes et réinvestir la responsabilité

Patrick Monxion, Editions EMS), est celle qui, par reflet systémique et avec courage, prend le contrepied du suivisme de complaisance qui consiste à se soumettre, sans trop se poser de questions, aux opinions toutes faites, aux règles préétablies, aux normes et aux modèles du plus grand nombre. Faire oeuvre d’impertinence, c’est décider de ne plus se déterminer qu’à partir de soi-même, de sa propre analyse des faits et en écoutant son intuition, sans se soumettre à la représentation et au système de valeurs que l’on imagine être ceux de la majorité des autres. C’est aussi accepter, à certains moments, de ne plus savoir et s’autoriser, sans superficialité et sans arrogance, une certaine forme de candeur et de fraîcheur pour redevenir à même de percevoir le monde à travers son propre prisme et non plus de façon mimétique. C’est donc avoir l’audace de penser « out of the box » et de prendre des initiatives en rupture avec le convenu, sans naïveté et en veillant à rester en prise directe avec le monde réel. In fine, l’impertinence, c’est donc le contraire du « fast thinking » que dénonce Bourdieu. C’est le moyen de remettre de l’exigence intellectuelle là où il n’y a plus que paresse et du collectif là où l’angle de vue privilégié est celui de la compétition. maîtrisent. Ils se doivent d’être ouverts d’esprit en commençant, notamment par s’imposer un élargissement sans fin de leurs champs de vision.

Patrick Monxion

Qu’est-ce qui conduit au conformisme ?

Au niveau sociétal, essentiellement les media et les moyens dits « modernes » de communication qui n’incitent pas à la prise de recul et aux analyses de fond. Pour les entreprises, s’y ajoutent le formatage des esprits aux mêmes modèles, la peur (de l’échec, de la perte d’emploi et de la précarité), mais aussi l’excès de place donnée aux benchmarks de toutes natures qui conduisent plus ou moins à appliquer de façon quasi-immuable des recettes toutes faites, alors même qu’elles ne sont plus adaptées à la situation du moment.

Quelles sont les raisons qui pourraient inciter à sortir du conformisme et à choisir d’autres façons de faire ?

Une prise de conscience bien plus grande que la plupart des recettes conformistes ne marchent plus et ne font que provoquer de la « mobilisation contre ».

Une plus grande diversité des profils.

La mise en évidence que d’autres chemins sont possibles.

A quoi oblige l’impertinence ?

Au courage, pour oser se confronter à la réalité, sans a priori et en acceptant l’idée de ne plus savoir forcément d’avance ce qu’il faut faire.

A l’exigence, pour s’imposer la discipline de l’esprit critique.

A la créativité, pour sortir des sentiers battus et imaginer des solutions nouvelles avec pragmatisme et créativité.

A l’audace, pour dépasser les réticences et le scepticisme des esprits conservateurs et pour oser réinterroger les fondamentaux que plus personne ne songe à requestionner.

Et donc,

A la responsabilité, pour agir en conscience, sans se préoccuper de savoir si le fait d’avoir pensé et/ou agi autrement ne fera pas de soi un bouc-émissaire en cas d’insuccès.

Quelles pistes de réflexion l’impertinence est-elle susceptible d’ouvrir pour les coachs ?

Tout d’abord, celle d’inviter les dirigeants et les managers à oser se réinterroger sur eux-mêmes, sur leurs pratiques managériales et sur tout ce sur quoi ils ne se posent plus vraiment de questions. Les coachs disposent d’un seul outil véritablement opérant en toutes circonstances : eux-mêmes et leur capacité à être modélisants. Dans ce cadre, ils doivent particulièrement être attentifs à leur risque d’être missionnés pour essentiellement faire du cosmétique ; leur crédibilité ne pouvant durablement s’affirmer que s’ils incitent leurs clients à réinterroger leurs habitudes.

Pour y parvenir, les coachs ne peuvent pas se contenter d’user plus ou moins mécaniquement des outils qu’ils

Quelle est la limite à la liberté des coachs ?

S’il est de la responsabilité des coachs d’entraîner leurs clients vers plus de liberté, il est aussi de leur devoir d’être fermes sur le cadre. D’ailleurs, tenir le cadre est à la fois l’une des obligations et l’une des libertés des coachs. C’est en étant ferme sur les processus qu’ils mettent en oeuvre, en laissant leurs clients élaborer euxmêmes leurs propres solutions, que les coachs servent au mieux les intérêts et les objectifs de leurs mandants.

Ce qui est vrai pour les coachs l’est aussi pour les acteurs internes de l’entreprise. Dans une vision impertinente, l’exercice d’une responsabilité et d’un pouvoir nécessite avant tout de la subtilité pour construire et tenir un cadre à même de permettre l’émergence des idées et le déploiement des talents tout en étant suffisamment souple pour pouvoir s’adapter à l’évolution des besoins. Ce n’est pas le charisme, le savoir ou l’expérience qui construisent la personne qui est en responsabilité. C’est au mieux ce qu’elle en a fait et, plus sûrement encore, ce qu’elle sait d'elle-même et de son rapport aux autres.

La conférence-dialogue organisée à Paris a permis à Patrick Monxion et Irène Pfeffer d'échanger avec une assistance nombreuse pour préciser en quoi une impertinence mûrie et exigeante peut être un moyen efficace pour dépasser tous les conformismes qui entravent l’exercice des responsabilités. Voici le synopsis de la conférence pour ceux qui n’ont pas pu y assister.

L’impertinence, auquel l’ouvrage à l’origine de la conférence fait référence

L’impertinence créatrice de valeur

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